Assassin’s Creed Odyssey : Le sort de l’Atlantide.

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Une fois sa première série de DLC bouclé et bien finalisé, Assassin’s Creed Odyssey ne se cesse pas de s’aventurer mais cette fois en dehors des frontières grecques, et oui une tentative de donner à l’épisode Odyssey un nouvelle air, et multiplier la satisfaction des fans de la plus grande franchise d’Ubisoft,  pour une nouvelle série d’épisodes consacrés à l’héritage de l’Atlantide. Et oui l’Atlantide, nouvelle zone, nouvel arc narratif et donc nouveau contenu, ce premier volet ne fait pas les choses à moitié et a su nous convaincre du potentiel de ce nouvel triptyque.

DLC épisodique, une aventure particulière
Notez, avant de parler plus en avant du jeu, qu’il s’agit d’un DLC original car épisodique. Le sort de l’Atlantide est en effet divisé en 3 épisodes distincts : cet article ne concerne pour l’instant que le premier épisode sous-titré Les champs de l’Elysée et sera mis à jour une fois les deux prochains volets sortis.

ASSASSIN'S CREED ODYSSEY "Le Sort De L'Atlantide" Bande Annonce (2019) Ps4 /Xbox One / PC

Tout d’abord il vous faudra avoir bouclé l’histoire principale pour vous lancer dans ce contenu, celui-ci exploitant en effet des éléments narratifs évoqués à l’issue de la suite de quêtes principales liées à la recherche d’artefacts. Bref, ce nouvel arc propose non seulement quelques éléments liés au présent avec le personnage de Layla, mais aussi et surtout une large part consacré au passé. Alexios ou Kassandra se retrouve en effet au coeur de l’Elysée, sorte de zone “vertueuse” des enfers qui dissimule des enjeux politiques dont il va falloir vous accommoder pour espérer retourner sur terre.

TROUBLE IN PARADISE

C’est d’ailleurs l’une des bonnes surprises de ce DLC. Alors que la série nous a souvent habitué à manquer de finesse dans son traitement narratif et qu’Odyssey n’était pas exempt de reproches à ce niveau, les intrigues politiques de l’Elysée s’avèrent bien narrées, prenantes, et portées par plusieurs personnages dont l’évolution contribue à rendre le scénario agréable à suivre. Pêle-mêle, il y est question de folie demiurge, de pouvoir, de résistance, mais aussi d’amour, autant de thématiques qui s’intègrent sans peine dans le cadre tragique de la Grèce antique, d’autant plus que l’exploitation des mythes de la période se fait ici encore plus présente. Les amateurs apprécieront l’attention, tout comme les fans des périodes du présent qui retrouvent ici de nouvelles séquences venant appuyer l’intérêt de la quête menée par Layla Hassan.

Ce cadre se déroulant évidemment dans un contexte particulier, en l’occurrence aux champs elysées, le DLC ne reprend pas une région déjà existante, mais en propose une nouvelle. Celle-ci s’avère non seulement magnifique avec ses choix de couleur, ses superbes champs fleuris et ses villes construites au sommet des falaises, mais elle est également plutôt fournie en points d’intérêt et parfaitement exploitée par les missions du jeu. Entre ça et le cliffhanger qui conclut ce premier épisode, il semble d’ailleurs évident que la suite se déroulera dans une autre région, une bonne nouvelle pour ceux qui ont regretté l’absence de nouveaux environnements des premiers DLC et qui seront probablement gâtés avec ce nouveau trio de contenus téléchargeables.

UNE HISTOIRE DE STATUES

En dehors de ce nouveau contexte, quelques nouveautés sont à signaler. Celles-ci restent relativement minces, comme l’ajout de bonus venant améliorer des capacités déjà existantes ou des “torches” à éteindre et qui étourdissent temporairement les adversaires alentours, mais l’une d’entre elles apporte un petit coup de neuf appréciable aux combats : il s’agit de statues se réveillant et venant défendre leurs compères si vous vous faites repérer. Un élément qui vous pousse à privilégier l’infiltration, mais qui offre également des ennemis au style de jeu différent ainsi que des opportunités intéressantes pour les amateurs de l’assassinat en ruée. Vous retrouverez pour le reste plusieurs éléments classiques de l’aventure, même si notre seul regret reste l’absence totale du système d’adeptes, de dirigeants et de mercenaires, ainsi qu’un contenu annexe très basique qui vous pousse seulement à nettoyer chaque point d’intérêt. Fort heureusement, la trame principale à la durée de vie solide suffit à ne pas nous laisser sur notre faim.